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lundi 14 octobre 2013

Mobilisation contre les rythmes éducatifs devant l'Hôtel de Ville


Rythmes scolaires : une rentrée inacceptable !
« Parents, enseignants, animateurs, agents »
Rassemblement unitaire devant le Conseil de Paris

lundi 14 octobre 2013 à 17H30 - Place de l'Hôtel de Ville (75004) - M° Hôtel de Ville

Avec le collectif de parents 

" Prenons le temps pour nos enfants "


et les associations de parents d’élèves  de la rue Olivier Métra


 Nos enfants souffrent, arrêtons la machine tant qu’il est encore temps !

Depuis la rentrée, la confusion règne dans les écoles.
Les nouveaux rythmes engendrent la désorientation et
une fatigue considérable des enfants.
De gros problèmes d'hygiène, de sécurité et de logistique sont constatés.

Parce que les locaux sont inadaptés et parce que ces nouveaux rythmes
ont été mis en place sans concertation ni réel projet complémentaire de l'école,
les semaines des enfants sont alourdies !
Quand la Mairie acceptera-t-elle enfin de se pencher sur la formation
des animateurs, sur le recrutement d’animateurs
et d’agents techniques supplémentaires ou de nous donner
des garanties sur les associations recrutées ?

Pour s’en sortir, il faut convoquer enfin de vraies assises
de toutes les parties impliquées dans l'école pour penser
de nouveaux rythmes qui ne soient pas
moins d'école mais mieux d'école pour tous les élèves.
Nous exigeons des mesures immédiates et des moyens
pour colmater les problèmes de la mise en place de cette réforme à Paris.
Mais nous voulons une remise à plat pour la rentrée 2014,
passant par une réécriture du décret Peillon !

MOBILISONS NOUS !


Retrouvez « Prenons le temps pour nos enfants » sur le blog : http://prenonsletempspournosenfants.blogspot.fr/

Suivez-les sur facebook : "Prenons le temps pour nos enfants"
Signez leur pétition à retrouver sur leur blog !

 Départ groupé à 17h

à l’initiative des enseignants

du 29, Olivier Métra

lundi 7 octobre 2013

Un dimanche à la campagne

et qu'ça colle !
 
 
Nous y voilà !
nos panneaux sont recouverts
de pommes rouges et d'affiches vertes !
Merci aux filles pour l'encoll'en pyj' party
de ce dimanche matin
et pour la toujours aussi magique colle d'Anne !
 

jeudi 3 octobre 2013

Elections des représentants des parents d'élèves

 
Parents, vous avez dû trouver
dans le cartable de votre enfant
une enveloppe marron contenant les documents
(profession de foi, bulletin de vote, enveloppe…)
qui vous permettront de voter pour
les élections de représentants de parents d’élèves
qui auront lieu
vendredi 11 octobre 2013.

 Chacun des parents d’un enfant,
quelle que soit sa situation matrimoniale,
est électeur
sous réserve de ne s’être pas vu retirer l’autorité parentale.
 
 Chacun des parents
vote dans chacune des écoles
où un de ses enfant est inscrit.
Si vous avez un enfant en maternelle,
vous votez pour les représentants
de l’école maternelle
et si vous avez également
un enfant en élémentaire,
vous votez également
pour les représentants
de l’école élémentaire.


Comment voter ?

 1) dans l’école de votre enfant le vendredi 11 de 15 à 19h

Mettre le bulletin de vote souhaité dans la petite enveloppe de couleur,
sans rayer ni rajouter de noms sur la liste.

Ne rien inscrire sur la petite enveloppe de couleur non plus,
sinon le bulletin est nul.

Deposer l’enveloppe dans l’urne prévu à cette effet

 2) par correspondance,
si vous ne pouvez pas venir de 15 à 19h le 11 octobre

Mettre le bulletin de vote souhaité dans la petite enveloppe de couleur,
sans rayer ni rajouter de noms sur la liste.

Mettre la petite enveloppe de couleur dans l’enveloppe blanche
et SIGNEZ au verso sous votre nom.

Confier l’enveloppe à son enfant, qui la remettra à son enseignant
ou la déposer dans la boîte aux lettres de l’école ou la poster.
Limite de réception: vendredi 11 octobre 2013 17h00.

En votant, chaque parent participe
via des représentants de parents d’élèves
élus au conseil d’école
au bon fonctionnement de l’institution scolaire.

jeudi 26 septembre 2013

Lettres des directeurs et directrices du VIe arrondissement de Paris

Les directeurs et directrices du VIe arrondissement de Paris font l'état des lieux d'une réforme non réfléchie et imposée dans une lettre adressée au gouvernement ; Alors que Colombre Brosselle ne comprend pas que nous nous inquiétons après seulement 3 semaines d'école, celle qui nous avait promis déjà en juin que tout était prêt sera-t-elle capable d'admettre en toute honêteté l'incohérence de cette réforme ?

"- Aux Directeurs et Directrices des écoles publiques de Paris,

- L'ensemble des Directeurs et Directrices des écoles élémentaires publiques du VIè arrondissement de Paris vous font part de la lettre qu'ils transmettent ce jour à Monsieur le Maire de Paris.

COPIE TRANSMISE A M. L’INSPECTEUR D’ACADEMIE 1ER DEGRE, SOUS COUVERT DE Mme L’INSPECTRICE DE L’EDUCATION NATIONALE DU 5è/6è, A M. LE MAIRE DU VIè, A Mmes et Mrs LES DIRECTEURS DES ECOLES PARISIENNES, AUX REPRESENTANTS DES PERSONNELS, A LA FCPE, A LA PEEP.

Monsieur Le Maire de Paris

La mise en œuvre du projet territorial, dans son incohérence, produit au quotidien ses effets dévastateurs ; un projet territorial taillé à la hache, dans la précipitation, sourd à toutes les alertes des professionnels de l’enseignement et de toutes les sensibilités. Aujourd’hui, il est urgent d’établir un premier constat que nul ne peut nier : les élèves perdent leurs repères spatiaux-temporels.

Repères temporels
:

Monsieur Le Maire de Paris, vous êtes-vous rendu compte qu’il n’y a aucun jour de classe dont l’heure de sortie n’est identique à celle de la veille ?!!! Nous sommes bien dans une absence totale de rythme scolaire, insupportable pour les enfants comme pour les adultes. Si les repères temporels assurent à l’enfant la permanence, la régularité, la stabilité, cette arythmie radicale est donc contraire à tous les principes les plus élémentaires de la construction de l’enfant.

Pour aggraver l’échec annoncé du projet territorial, vous avez fait fi de la spécificité parisienne : l’exiguïté des locaux scolaires. Croyez-vous honnêtement que nos élèves se reposent lorsque dans le temps de l’ARE, ils seront hébergés voire parqués une heure et demie dans des lieux de fortune. Le projet territorial a produit son effet nocif majeur : un surcroît de fatigue pour des enfants déboussolés, atomisés ; en cela, il produit les effets inverses à ceux escomptés.

Tout discours sur le temps de l’enfant qui oblitère la notion de l’espace de l’enfant est de facto inachevé.

Repères spatiaux

Avez-vous pensé à tous ces enseignants chargés de la transmission des savoirs, troublés, heurtés au fond d’eux-mêmes, lorsqu’ils doivent à la hâte quitter cette classe, leur classe, celle de leurs élèves, à quinze heures, la laisser à des animateurs qui, par manque d’espace, vont investir leurs classes ? Dans leur salle de classe, dans ce même lieu où quelques instants plus tôt, ils y enseignaient. Ils s’en vont errer, je ne sais où, à la recherche d’un endroit où préparer leur classe du lendemain.

Il me semble que ce projet territorial participe à la destruction de cette fameuse clôture symbolique qui permettait encore à la classe de garder son identité en la transformant en certains moments de la journée en un superbe lieu d’animation, un lieu de loisirs. Quoi de scandaleux à cela me direz-vous ; l’élève et l’enfant ne font-ils pas qu’un, n’est-ce pas ?

L’indifférenciation des lieux est signe de confusion pour l’enfant. Non, les activités périscolaires malgré toute leur pertinence, la qualité qu’elles pourraient donner à voir ne seront jamais de l’ordre des activités scolaires : elles concernent l’enfant, pas l’élève ; elles ne sont pas de même nature, même si elles sont complémentaires. Non pas qu’il faille construire une dichotomie obtuse entre l’école et les activités périscolaires, mais parce qu’il faut bien que les élèves construisent leur propre représentation de la classe, comme le lieu symbolique, sacré diront certains, celui de la transmission
des savoirs. En oblitérant cette évidence, car quelle représentation de ce lieu chargé de symbole les élèves peuvent-ils se faire aujourd’hui ?!, on ne peut que troubler la représentation de la classe pour l’élève et participer à sa perte d'identité.

Oui, le projet territorial est générateur de confusion, de perte de repères spatiaux-temporels pour l'enfant qui parfois ne comprend plus trop ce que veut dire "aller à l'école".

- Il serait tellement facile de montrer du doigt et de porter le discrédit sur celles et ceux qui s'inquiètent aujourd'hui de tous ces bouleversements stériles. Mais que l’on ne s’y trompe pas, l'opposition au changement n'est pas synonyme d'immobilisme et le changement n'est pas en soi synonyme de progrès : le changement pour le changement n'est que vacuité.

Les directeurs d’école parisiens sont bien placés pour entendre toutes les voix, de celles et ceux qui s’étonnent, qui sont troublés, heurtés et ne comprennent pas comment nous en sommes arrivés à un tel degré de non-sens.

Ne pas vous le dire, ne pas vous le crier jusqu’à ce que vous finissiez par l’entendre, serait pour nous une faute encore plus grave ; pour nous qui assurons l’éducation des enfants et en assumons la fière responsabilité.

Les Directeurs et Directrices des écoles élémentaires

du VIè arrondissement de Paris.

vendredi 20 septembre 2013

APOM'BAR

Un joli petit succès
pour notre premier
APOM'BAR !
Nous vous remercions
d'être venus nous rendre visite
et de partager avec nous
ce moment d'information
convivial et sympathique ! 
Une mention spéciale
pour la gentillesse
des mamans qui ont apporté
des gâteaux et des fruits !

mercredi 18 septembre 2013

L'APOM prépare les élections

 
Les élections des parents d'élèves auront lieu
le vendredi 11 octobre de 15h à 19h !
 
Nous vous espérons très nombreux !
 
Nous rappelons que pour voter, il suffit d'avoir
au moins un enfant scolarisé dans une des écoles
du groupe Olivier Métra !
 
TOUS LES PARENTS DOIVENT VOTER
Papas et Mamans et dans chacune des écoles
où ils ont des enfants scolarisés.
 
Alors voila pourquoi c'est important de voter APOM :
 
 





 
VENEZ NOMBREUX OU VOTEZ PAR CORRESPONDANCE !
 
 


mercredi 26 juin 2013

MERCI !

L'été est là, l'année scolaire se termine et nous tenons à vous dire un
 
GRAND MERCI à vous :
 
- représentants de parents d'élèves, pour votre investissement dans l'école,
auprès des institutions et pour votre engagement dans les actions menées
- membres de l'APOM, pour votre participation à la vie de l'école,
ainsi qu'à celle du quartier et pour votre engagement dans les actions menées
- parents, pour vos coups de main au cours de l'année, fêtes d'écoles...
 
à tous d'avoir fait confiance à l'APOM !
 
Votre aide est toujours précieuse pour l'APOM qui vit grace à vous tous.
Nous serons ravis de vous retrouver dès les premiers jours de septembre.
Si vous souhaitez vous présenter sur les listes électorales, devenir membre
ou seulement vous renseigner, il y a toujours au moins un membre
de l'APOM devant votre école ou alors  faites le par e-mail !
La curiosité est une qualité et n'engage à rien !

On en parle pour la rentrée : l'avenir de l'école avec les rythmes éducatifs

Les temps péri-éducatifs , voila l'appellation des plages horaires
des mardis et vendredis  15h-16h30.

On respire : le conseil d'état a refusé de revoir à la hausse
le nombre d'enfants par animateur "on ne peut expérimente
 une réforme en reduisant une règle qui induirait une baisse de sécurité"

On s'interroge : si seule une dizaine d'élèves d'une classe
est prise en charge par un animateur, qu'adviendra-t-il des autres?
En maternelle, ils seront sous la responsabilité d'un ASEM,
qui pour animer ces temps aura reçu une formation de 2 à 3 jours
et des fiches éducatives. En élémentaire?

On s'interroge encore : sur la campagne de recrutement
de la Ville de Paris pour embaucher des animateur de 16 à 65 ans,
formés ou non, titulaires du BAFA ou non, pour accompagner nos
enfants lors des sorties de ces temps péri-éducatifs.

On est dans le flou: l'état avait promis de verser un fond
d'amorçage (pour les villes adoptant la réforme dès septembre 2013),
mais demanderait aujourd'hui à la CAF de le faire. La CAF refuse
ayant déjà été sollicitée pour compléter le fond d'amorçage prévu
par le gouvernement.
Les collectivités devront-elles trouver elles-mêmes les fonds ?
 
Conclusion (tirée du Figaro):
"nous serons prêts à la rentrée, martèle C. Brossel, il y aura
du bazar  à gérer, mais ça ira" 

On verra !

lundi 13 mai 2013



Le 25 mars 2013 Paris a voté : 94 pour et 69 contre . Comme pour moins de 20% des
communes Paris appliquera donc la réforme dès septembre 2013
, tandis que les 80%
restants ont choisi de reporter à septembre 2014, pour prendre le temps de réfléchir à la
nouvelle organisation et ainsi répondre au mieux au bien-être de l’enfant. Seulement 20 à
25% des écoliers français (18,6% des communes) auront classe 4.5 jours/semaine à la
rentrée prochaine.
Le coût de la réforme est estimé, pour Paris à 50 millions d’euros
(16 de la CAF, 6.5 de l’état mais pour la première année seulement, le reste de la collectivité)

 
Paris a 5 mois pour :recruter massivement et former des animateurs (actuellement en sous effectifs)
proposer des activités (artistiques, scientifiques, sportives et technologiques) de qualité qui ne viendront pas télescoper les enseignements et les ateliers bleus, pallier au manque de locaux dans de nombreuses écoles.
Si elle y parvient ,  la Ville aura réussi son pari.

Cependant la Mairie, à la mi-avril, n’a toujours rien de concret à proposer même si 2
appels à projets ont été lancés et un marché de prestations éducatives ouvert.
Les parents sont de plus en plus nombreux à s’inquiéter. Les directeurs d’établissement
ont plus ou moins reçu l’ordre d’organiser eux-même ces temps du périscolaire, avec,
bien sûr un minimum de moyens ….

Malgré ce sentiment général (enseignants, animateurs, parents….) de précipitation, la Mairie de Paris est sure que ce changement sera facteur de progrès pour tous et que la collectivité est en mesure de réussir la réforme pour septembre 2013.
Cependant les doutes persistent face à une communication très imprécise:
- faire passer les écoles à 4,5 jours de classe par semaine à la rentrée 2013 OU en 2014
- temps de classe limité à 5,5 heures par jour OU pas (comme ce sera le cas à Paris).
- demi-journée limitée à 3,5 heures OU pas.
- demi-journée supplémentaire placée le mercredi matin OU le samedi matin.
- mise en place d’activités péri-éducatives culturelles ou sportives OU de la simple garderie
- activités gratuites OU payantes.


Les nouvelles organisations de la semaine proposées par les communes sont extrêmement variées, et elles sont « négociées » entre les pouvoirs locaux et la Direction académique qui se trouve doublement poussée à accepter les projets qui lui sont soumis : d’une part, le ministère veut faire du chiffre et voir passer le maximum d’écoles et d’élèves à la semaine de 4,5 jours dès la prochaine rentrée, quitte à ne pas être très regardant sur les activités péri-éducatives, et d’autre part il y a une vraie « difficulté » pour la Direction académique de s’opposer à des élus dont les réseaux et les sphères d’influence dépassent parfois largement l’échelon local. Il n’y a presque plus de cadre national, l’organisation des écoles est soumise aux pouvoirs locaux.

De ce fait la mobilisation continue de la part des parents et des enseignants qui espèrent être parties prenante des réunions de concertation / travail que va lancer la Mairie. Une pétition à l'initiative d'un syndicat enseignant et relayée par les parents, a été remise au DASEN, qui doit encore donner ou non son approbation pour la mise en place de la réforme dès 2013.

Organisation :

Une semaine parisienne type de 4,5 jours se déroulera comme suit :
lundi et jeudi, apprentissages de 8h30 à16h30 (6h de cours)
mercredi, apprentissage de 8h30 à 11h30 (3h de cours)
mardi et vendredi, apprentissages de 8h30 à 15h (4h30 de cours), de 15h à 16h30 activités
périscolaires, proposées et organisées par nos mairies / collectivités


Il est sorti !

 
Distribué avant les vacances, le sixième numéro
continue de vous informer sur les rythmes éducatifs
ainsi que sur l'action lecture menée par
la maternelle du 29 et l'élémentaire du 24 !
 
Bonne lecture !

mardi 26 mars 2013

On y était ...

Le Conseil de Paris a décidé d'appliquer la réforme sur les rythmes éducatifs dès septembre 2013 .
Si ce n'est pas vraiment une surprise, la mobilisation afin d'obtenir le report et d'avoir le temps de mettre en place les dispositifs et moyens nécessaires aura été suivie massivement jusqu'à ce lundi 25 mars !

Lundi 25 mars 2013, les écoles du 22, 24 et 29 Olivier Métra faisaient partie des 101 écoles fermées à Paris et 55% des enseignants parisiens étaint en grève (sources: Snuipp).
Ils marquaient à nouveau leur opposition à l'application, dès septembre 2013, de l'application du décrêt Peillon sur la réforme des rythmes éducatifs.

Dès 9h30, profitant de la séance du Conseil de Paris, enseignants, Professeurs de la Ville de Paris ( PVP), directeurs, animateurs et collectifs de parents d'élèves se sont retrouvés sur le parvis de l'Hôtel de Ville pour exprimer une fois encore leur colère et leur mécontentement par le biais de banderoles, de slogans, de chansons.
Le collectif des parents "Prenons le temps pour nos enfants" a schématisé sa version idéale des rythmes éducatifs pour l'enfant en construisant sa "Pyramide des rythmes" face à l'Hôtel de Ville.

 

Pendant ce temps le Conseil de Paris votait l'application du décrêt pour la rentrée 2013 (94 voix pour et 69 voix contre) sûr de sa bonne Foi sur les deux points suivants :

- Ce changement sera un facteur de progrès pour tous.
- Notre collectivité est en mesure de réussir la réforme dès la rentrée prochaine.




 

mercredi 20 mars 2013

L'après Métra

Quel collège pour nos enfants ?
 
Vous êtes nombreux à vous poser la question ;
Nous sommes en  période de pré-inscriptions
et les doutes que nous avons eu lors du passage en CP reviennent, renforcés par cette étape délicate qu’est l’entrée au collège…
 
Il nous a semblé intéressant de recueillir des témoignages du collège Françoise Dolto, puisqu’il est la «suite logique dans le secteur public» des élémentaires d’Olivier Métra .
Nous avons donc demandé aux parents et élèves (anciens, nouveaux, futurs),
aux professeurs ainsi qu’au proviseur et au principal adjoint de nous parler objectivement
de «Dolto», sans stigmatiser ni faire de propagande.
 
Une enquête a été menée auprès d’élèves de quatrième et de sixième. Nous leur avons demandé ce qu’ils pensaient de Dolto en fin de CM2 , ce qu'ils avaient entendu dire et si cela correspondait finalement à la réalité. Il est intéressant de voir qu’en 4 ans, les rumeurs ont positivement évolué :

les élèves sont unanimes : elles étaient très exagérées !

Cependant, la sixième représente un vrai changement: du statut de «plus grand» en CM2
on passe à celui de «plus petit» en sixième.
 
Les plus : les sorties et activités organisées par certains professeurs, la taille moyenne de
l’établissement et son recentrage dans le quartier
Les moins : l’état de certaines parties des locaux, notamment les toilettes (eh oui, ça nous suit!)  les professeurs absents non remplacés;
A l’unanimité le durcissement des règles : comme le souligne une élève de quatrième: «Aujourd’hui ça a beaucoup changé, c’est devenu beaucoup plus strict et c’est nul ; c’était mieux comme avant !»
 
Les parents sentent aussi qu’une  évolution positive s’est mise en marche ces dernières années :
les adultes du collège sont particulièrement attentifs, à l'écoute des collégiens et tiennent compte des difficultés de l’adolescence, des questionnements, du besoin de s’affirmer et de se sentir indépendants qu’ont les jeunes de 11 à 15 ans.
 
Etre entouré des copains d’école et du quartier apporte confort et sécurité; cela donne beaucoup de force ; pour cela, le proviseur met un point d’honneur à replacer le collège au sein de son quartier en accueillant essentiellement les élèves du 104 Belleville, de Levert ou d’Olivier Métra.
Cela  n’a pas toujours été le cas : un temps en sous-effectifs, l’établissement était «rempli» par des élèves d’autres quartiers afin d’éviter la fermeture de classe . Or si tout se passait plutôt bien «entre les murs »,  c’est à la sortie, devant l’établissement que les bandes de ces différents quartiers se rencontraient, créant quelques bagarres.
 
Aujourd'hui les demandes de dérogation sortantes diminuent et le collège reçoit de plus en plus de dérogations entrantes.
Le collège a la fierté d’annoncer que quasiment tous les souhaits de fin de troisième sont honorés.
Le proviseur considère l’hétérogénéité de la population comme un grand atout du collège et précise qu’aujourd’hui, un quart de sa population a un très bon niveau social.
Une mixité qu’il faut absolument protéger.

Un grand merci pour vos témoignages, élèves, nouveaux et anciens et parents !
Merci au proviseur, Mr Pradel et au Principal adjoint Mr  Auvigne, d'avoir consacré un peu de leur temps pour cette enquête et surtout un grand merci à Mme Paradiso pour son aide plus que précieuse !


 
De quoi s'agit-il ?
Nos enfants ont des journées de classes longues et chargées; ils sont fatigués et ne profitent pas
de conditions optimales d'apprentissage. Pour y remédier, et comme le préconisent les chrono biologistes du rythme de l’enfant, le gouvernement a, dans le cadre de sa réflexion sur la refondation de l’école, posé le retour de la semaine de 4 jours et demi. Au choix des communes de l’appliquer dès septembre 2013 (ce que souhaite le Maire de Paris) ou à partir de septembre 2014 (choix de Lyon et de Montpellier par exemple).
 
Qu'est ce que ça change ?


Le retour du mercredi ou du samedi matin pour 3h/3h30 d’apprentissage .
Les  lundi, mardi, jeudi et vendredi, se verraient amputés de 45 mn qui seraient dédiées aux activités
périscolaires et dont l’organisation serait à la charge des communes. La plage horaire retenue serait
a priori de 15h45 à16h30 en élémentaire et de 8h30 à 9h15 en maternelle, l’allongement de la pause méridienne ayant été abandonné face aux arguments des parents, des enseignants…
 
Pourquoi une telle mobilisation contre cette réforme ?

Cette réforme qui veut offrir à nos enfants de meilleures conditions d’apprentissage et réduire l’inégalité, n’en donne aucune garantie.
- le nombre d’élèves par classe n’est pas revu à la baisse
- les apprentissages et méthodes d’enseignement restent inchangés
- manque flagrant d’AVS (Assistants de Vie Scolaire, peu formés et mal payés) pour l’accompagnement des enfants en situation de handicap.
- les animateurs du périscolaire et les agents sont peu formés, peu payés et  ont des contrats précaires; ils ne sont de toutes façons pas assez nombreux
- les RASED ( Réseaux d'Aide  Spécialisée aux Elèves en Difficulté) n’ont pas les moyens dont ils ont besoin
- aucune garantie sur le contenu et la qualité des 45mn d'activités périscolaires supplémentaires
- cette réforme n’allège pas la journée de l’enfant; son temps de présence à l’école reste le même, avec une demi journée supplémentaire.
 
Ce qui est demandé :

- une vraie concertation où chaque partie prenante (enseignants, représentants des parents, animateurs…) sera entendue
- la réhabilitation du RASED
- un recrutement massif d’AVS et d’animateurs, formés et  «dé-précarisés »
- le rétablissement des postes d’enseignants supprimés
- un financement public égalitaire au niveau national, pour réduire les inégalités de financement du
périscolaire, selon les communes
 
Est attendue une réforme des rythmes éducatifs, qui place véritablement en son centre les besoins de l’enfant, qui réduit les inégalités et favorise la réussite de tous.
C'est la raison pour laquelle certains demandent l’abrogation, d’autres le report ou le retrait de la réforme telle que proposée pour septembre 2013. Le but est de prendre le temps de concerter enseignants, animateurs, associations de parents d’élèves ... pour mettre en place une réforme pour l’élève qui lui garantira les meilleures conditions d’accueil et d’apprentissage.
 
Pour info :

- le décret sur les rythmes scolaires a recueilli au conseil supérieur de l’éducation 5 voix pour, 25 contre, 30 abstentions et 14 refus de vote. Malgré cela, le Ministre a publié son décret le 23 janvier 2013
- comparatif du nombre de jours et d’heures de classe : France, Finlande, Allemagne, Royaume Uni:
 
 nombre de  jours de classe par an  : 
France 144 - Finlande 190 - Allemagne 208 - Royaume Uni 190
 nombre de jours de classe par semaine :
France 4 - Finlande 5 - Allemagne  5/6 - Royaume Uni 5
 nombre d' heures de classe par semaine :
France 24 - Finlande 19 - Allemagne 15/20 - Royaume Uni 21/25

mardi 12 février 2013

LA MANIF' : on y était !

Nous étions nombreux à défiler dans les rues de Paris cet après-midi, mais pas du groupe scolaire, bien malheureusement ....
Nous sommes partis à 3 de l'école, mais nous avons trouvé une jolie mobilisation de Luxembourg à Rue du Bac !
 
Un défilé tout en musique et plutôt sympathique avec, en finale, l'accueil des CRS en "formation romaine" !
Comme quoi des instits et parents en colère,
ça peut faire peur ...
 
 
y en avait un autre que j'aime bien :
"A l'école nous apprenons le passé simple, pas le futur compliqué "....

 
Oh les camions y sont rangés en soleil !!!
 
 
 
 

dimanche 10 février 2013

jeudi 3 janvier 2013

Les Professeurs de la Ville de Paris


Les professeurs municipaux à Paris apparaissent dès le milieu du XIXe siècle. Le corps des professeurs de la Ville prend sa forme moderne entre 1944 et 1948. En 1964, le département de la Seine est divisé en 4. Paris refuse alors de prendre en charge les professeurs des départements voisins et les «professeurs spéciaux» disparaissent.
En 1974, un nouveau statut des « maîtres délégués pour l’enseignement du dessin, de la musique et de l’éducation physique dans les écoles primaires de la Ville de Paris » est adopté.

 
Aujourd’hui, les 765 professeurs de la Ville de Paris (PVP) sont une exception en France.
Ils sont présents dans les 340 écoles élémentaires publiques de la capitale et enseignent 3 disciplines :
la musique, les arts plastiques et l'éducation physique et sportive.

Ils exercent leurs activités au sein de l'équipe pédagogique de chaque école et dans le cadre des programmes de l'Education nationale.
Chaque semaine, 81 000 élèves reçoivent 2h d’enseignement artistique (1h pour la musique, 1h pour les arts plastiques) et 1h30 d’éducation physique et sportive, dispensées par ces professeurs spécialisés, dont le travail vient en complément de celui des professeurs des écoles.
La prise en charge des élèves par les PVP peut aussi offrir aux maîtres et maîtresses la possibilité de travailler en ½ groupes. (Comme c'est le cas au 22 et au 24 Olivier Métra)
Les PVP sont à l’initiative ou participent avec l’enseignant de la classe à beaucoup de projets: semaines sportives, animations sportives et/ou culturelles, sorties culturelles,visites d’expositions, de musées.


Ce dispositif inédit est entièrement financé par la collectivité.
Les Professeurs de la Ville de Paris sont recrutés  par voie de concours public ouvert aux candidats titulaires d'un master 2. Puis ils bénéficient
d'une année de stage (formation complémentaire à raison de 6 h/ semaine). Une formation de post-titularisation de 3 heures hebdomadaires leur est ensuite réservée. L'ensemble des professeurs bénéficie de 5 jours par an en moyenne de formation continue : des stages métiers pour la pédagogie, les pratiques spécifiques et culturelles (stages généralistes, en informatique par exemple).
Ils dépendent de la DASCO (direction des affaires scolaires) pour le recrutement, la formation,

le financement  et de l’Education Nationale pour les programmes, l’inspection, l’évaluation. 

Depuis 2006, ce dispositif est menacé. Depuis 2009 les concours publics de recrutement sont gelés malgré les nombreuses suppressions de postes  et les nombreux départs à la retraite ou mises à disposition de l’Etat; les postes ne sont pas remplacés; certains ont été modifiés, les heures d’ateliers (permettant de travailler en petits groupes sur un grand projet) sont supprimées pour être remplacées par 2h supplémentaires obligatoires qui ne suffisent pas à combler les manques. Certaines classes n’ont donc plus droit à cet enseignement.
Les PVP doivent aussi de se partager sur plusieurs écoles (comme c’est le cas au 32). En cause

les restrictions budgétaires de la Ville de Paris.
 
Les Professeurs de la ville de Paris s'inquiètent de ce que va changer la réforme du temps scolaire; ce statut unique va-t-il disparaitre ? Quelles conséquences  sont à prévoir ?
Depuis la rentrée de septembre, les PVP se sont mis en grève 2 lundis, afin de réclamer la réouverture des concours et d'en savoir plus sur l’avenir de leur enseignement:
Dispenseront-ils toujours leur cours pendant le temps scolaire à l'application de la nouvelle réforme? Quel sera leur domaine d’intervention (temps scolaire, périscolaire, animation) ?

 
Le 3 décembre, la circulaire de Manuel Valls
qui définit de nouveaux critères de régularisation des personnes sans-papiers est entrée en application. Si le Ministre de l'Intérieur en est satisfait, les associations, RESF,  se montrent plutôt critiques et dénoncent "un manque de courage du gouvernement".


De manière générale, la circulaire du 28 novembre s’adresse, sauf rares exceptions, à des étrangers installés depuis au moins cinq ans sur le territoire, qui n’ont pas commis de troubles à l’ordre public, ne sont pas en situation de polygamie, respectent les valeurs de la République et qui ont une maîtrise orale élémentaire de la langue française.
 
Ce texte vise principalementles familles et les célibataires qui travaillent. Par exemple, pour les parents, le gouvernement exige désormais 5 années de présence en France et un enfant scolarisé depuis au moins 3 ans. Pour les salariés, la circulaire articule des critères de présence sur le sol français (3 à 7ans), d'ancienneté dans le travail (8 à 30 mois) et d'embauche effective (contrat de travail, fiches de paie ou promesses d'embauche). En outre, la circulaire rappelle les dispositions relatives à l’admission au séjour des femmes victimes de violences conjugales et des victimes de la traite des êtres humains.
 
Si elle est appliquée, cette circulaire comporte un certain nombre d'avancées, qui résultent des combats menés ces dernières années par les syndicats, les associations et RESF .
Mais ces critères ne sont pas des vrais critères car ils ne sont pas opposables et laissent la décision au préfet. Presque tout est au conditionnel : "Vous pourrez apprécier..."
On reste donc dans l'arbitraire encore une fois rebaptisé "cas par cas", comme si l'examen des dossiers pouvait se faire autrement qu'individuellement. L’arbitraire préfectoral a donc encore de beaux jours devant lui !
Comme Manuel Valls ne souhaite pas dépasser la jurisprudence Sarkozy (environ 30 000 régularisations par an)  on peut donc imaginer que certains critères ne seront pas appliqués.
Je laisse le mot de la fin à l'avocat Stéphane Maugendre, président du Gisti (Groupe d'information et de soutien des immigrés).
« Au Gisti, nous estimons que la politique d'immigration telle qu'elle est envisagée depuis trente ans, en termes de peur d'une invasion, relève du fantasme. Rien n'empêche les populations des pays pauvres de rejoindre les pays riches.
D'ailleurs, ne voit-on pas des nationaux de l'Hexagone migrer eux-mêmes vers des pays dont la situation économique est meilleure ? La fermeture des frontières est un concept difficile à comprendre. Quand on voit des pays s'ouvrir à la démocratie, comme lors des printemps arabes, on pourrait imaginer une politique d'accueil plus généreuse, ne serait-ce que pour éviter que ces pays retombent dans des régimes totalitaires. Or on laisse des hommes et des femmes se noyer en Méditerranée ou rejoindre Lampedusa dans des conditions périlleuses.

C'est incompréhensible".                                                              Véronic Joly pour RESF

S’il vous semble que selon les nouveaux critères, vous pouvez tenter de déposer un dossier auprès de la préfecture, ne le faites pas seul ! Contactez RESF. A Olivier Métra vous pouvez contacter Véronic JOLY au 06.08.06.46.15. Si vous
connaissez une famille en difficulté de régularisation , si vous souhaitez nous aider, contacter aussi Véronic JOLY.


Rappel en cas d’arrestation : - Resf Paris 10e/11e/20e : 06 74 61 91 13

Permanence d’aide à l’accompagnement des sans papiers - PARIS 20e

RESF: 61, rue des Amandiers 75020 Paris (M° Père Lachaise )
Le 2ème et le 4ème mercredi du mois à 17h (sur rendez-vous  pris au 06 85 66 07 33).

RESF: 34, rue de la réunion 75020 Paris (M° Buzenval bus 26)
Le 2ème et le 4ème samedi du mois de 10h à 12h. 06 74 61 91 13